10Km d'Héricourt  - RESULTATS 2018

Course des As   -   Course mixte   -   Course des lapereaux -   Course des lièvres

Il a le don de nous faire vivre ses aventures au travers de récits plus que parlants, je ne présente plus Frédéric GRAND et vous laisse vivre leur périple, bonne lecture :

« " L'astragale ", une des courses du WE de " l'Hivernale des Templiers, première édition ", un joli nom pour une course nature, ça rime avec cigale, ça aurait pu sentir bon le climat tempéré du sud, la douce influence de la Méditerranée pas très éloignée, en cette fin d'automne.

Ça devait être aussi le dernier trail long parfait pour clôturer une saison bien chargée, qui changerait surtout de l'habituelle Saintélyon où les premiers frimas du mois de décembre se font souvent ressentir .

Cela ne s'est finalement pas du tout passé comme prévu.

Les conditions météo très hivernales et les lieux, les fameux plateaux du Larzac très exposés aux vents, nous ont vite fait revenir les pieds sur terre.

Fred MATOSEVIC et moi en sommes même venus à maudire Stéphane (CAMETTI), l'organisateur du WE, de nous avoir embarqué dans cette galère, même si il n'a pas eu à insister beaucoup.

-4°C l'après-midi à Roquefort lors de la récupération des dossards, des conditions très difficiles annoncées pour le lendemain, un parcours en bonne partie enneigé(3 à 4 cm) et verglacé, des T° ressenties allant jusqu'à -12° C, ces 61 kms et 1900 m D+, finalement 65 kms et 2400 m D+, allaient s'annoncer plus que compliqués.

Dès notre arrivée à Roquefort à 5h00 du matin, lors de l'attente des navettes prévues pour nous amener au lieu de départ, nous avons ressenti un froid glacial.

A La Couvertoirade, village typique du coin, lieu du départ, un vent à " décorner les bœufs " nous a contraint à nous réfugier sous un préau surpeuplé !

Quasi 200 des 900 coureurs inscrits ont préféré rester chez eux.

Le château illuminé, les ruelles moyenâgeuses du patelin, la musique du groupe Trust et les fumigènes ont quand même fini par nous faire sortir de notre torpeur au moment du départ.

La parcours est plutôt roulant au début et plus difficile sur la fin, de longues portions assez planes totalement à découvert, entrecoupées de descentes assez compliquées surtout du fait du verglas et des pierres glissantes, quelques passages un peu " scabreux " dans des gorges, pas mal de portions en dévers, des bons coups de culs en montées, mais aussi d'énormes ravitos dans un château et dans une cave, le tout tenu par des bénévoles déguisés en templiers.      

Je peux dire que l'organisation a été impeccable.

Le matériel et les organismes ont été mis à rudes épreuves, gel du camel-bag, casse des bâtons, plusieurs petites chutes, il a fallu aller chercher loin dans les ressources mentales et s'accrocher.

Finalement 686 coureurs parviennent à aller au bout.

Fred Mato boucle la course en 8h37, classé 166e. Encore une belle performance. Il a trouvé des portions en milieu de course interminables. Il dit avoir été saoulé par le froid !

Je termine en 9h05, classé 236e. Un peu déçu de ne pas avoir pu passer sous les 9 heures. Mais déshydraté, je m'en tire finalement bien.

Stéph arrive en 10h13, classé 419e. Il avoue avoir souffert et pensé à l'abandon plusieurs fois. Mais dès l'arche d'arrivée franchie, nous avons bien perçu sa fierté d'avoir su terminer ce truc de dingue.

Car oui, nous l'affirmons, cette course nous a semblé plus dure que nos précédentes Saintélyon.

C'est encore ce sentiment et cette fierté d'avoir réussi un truc hors norme qui régnait.

Quelques échanges avec nos potes présents à la Saintélyon ou restés à la maison ont agrémenté la soirée.

Puis le retour s'est déroulé de manière plus détendu qu'à l’aller.

 

C'est désormais la fin de la saison bien méritée pour le groupe.

La coupure de décembre va être la bienvenue.

 

Mais je crois comprendre et je sais déjà que d'autres objectifs commencent à poindre.

Les traileurs des SGH ne tarderont pas à faire reparler d'eux !

2018 va s'annoncer ENORME !!!

 

A+ pour de nouvelles aventures. »